Les bains Salmanoff
écrit par Tiffany Coune
Le jeûne et le coeur
écrit par Tiffany Coune
Extrait de Désiré Mérien, Prévenir les troubles cardiaques grâce à l’alimentation, au jeûne et à la biorespiration. Editions Grancher, 2018
Les personnes qui présentent une hypertension artérielle, peuvent espérer la voir régresser durant le jeûne. Elle pourra même se normaliser ultérieurement à l’aide d’un régime alimentaire adapté et un mode de vie satisfaisants.
Malgré tout le style de vie reste prépondérant : les personnes qui vivent dans un pays de type occidental où règne l’abondance auront plus tendance à souffrir d’hypertension que ceux qui vivent dans des pays pauvres.
L’excès de confort apporté par la civilisation moderne affaiblit le fonctionnement cardiaque.
Pareil pour l’alcool qui nécessite un effort accru de la pompe cardiaque, il en va de même pour les alcaloïdes comme la caféine du café ou la théine du thé.
Jeûne primaire, jeûne secondaire & jeûne tertiaire
Les jeûnes successifs
écrit par Alain Caneel
Extrait de Désiré Mérien, Le jeûne – Santé et longévité grâce à la détoxination cellulaire, Editions Grancher, 2016, p. 63-66 & 88
1. Jeûne primaire, jeûne secondaire & jeûne tertiaire
Le jeûne primaire s’étale généralement durant la première semaine du jeûne. Son effet est de nettoyer la toxémie primaire située dans les cellules, la lymphe et le sang.
Il se traduit par des malaises divers répartis dans l’organisme: céphalées, nausées, vertiges, douleurs. Généralement, les symptômes du jeûne primaire ne sont guère appréciés car ils correspondent à un changement du ressenti corporel avec apparition de symptômes divers. La méthode des paliers alimentaires, si elle est bien suivie, permet de faire apparaître progressivement ces symptômes.
Par contre, une personne fortement intoxiquée qui se lance rapidement en jeûne hydrique risque de connaître des moments difficiles à supporter, notamment les trois premiers jours. En fait, cela l’est surtout lorsque les paliers d’entrée de jeûne ne sont pas respectés. Ce jeûne primaire est vraiment important pour les personnes qui vivent continuellement dans l’inconfort des symptômes douloureux. C’est lui qui leur permettra d’accéder à un relatif confort de santé.
Le jeûne secondaire suit généralement au cours de la seconde semaine de jeûne, mais peut également se mettre en place un peu plus tôt ou un peu plus tard. Ce second type de jeûne affecte principalement les organes. C’est alors que l’on ressent une douleur vive dans tel ou tel organe: diffuse dans la région rénale ou vive au niveau du foie. Nous prenons ainsi conscience parfois d’organes dont nous ignorions l’existence, dans le silence habituel de leur fonctionnement. C’est pourquoi nous appelons ce type de jeûne: jeûne organique. Peu à peu les douleurs vives ou latentes disparaissent, on passe alors au jeûne tertiaire.
Le jeûne tertiaire dure aussi une semaine ou plus dans certains cas. Les douleurs du jeûne secondaire n’existent plus ou sont réduites. Il se passe maintenant un «travail» particulier à l’intérieur de l’organisme. Les différents organes rénovés cherchent à nouer le contact entre eux, pour se compléter harmonieusement dans leurs activités. C’est la phase sympathique du jeûne où l’on ressent le bien-être se créer, jour après jour. C’est ce type de jeûne qui permet d’aller vers la phase terminale de l’extase de fin de jeûne qui se traduit par un état euphorique dès le réveil. L’énergie est disponible physiquement ou intellectuellement. Les émotions sont heureuses, la vie semble belle et revêt une forme d’insouciance propre à la jeunesse. Cet état heureux peut perdurer si on fait attention à équilibrer ses activités et son repos, ainsi qu’en observant des menus alimentaires simples mais variés tenant compte des associations alimentaires compatibles.
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Au cours du jeûne primaire (sur la première semaine de jeûne), ce sont les toxines ambulantes situées dans les cellules et le milieu interne (lymphe et sang) qui sont prioritairement éliminées. Ensuite survient le jeûne secondaire (deuxième et troisième semaines du jeûne) qui favorise la rénovation des organes et prioritairement celle des organes excréteurs (foie, reins, poumons, peau, intestins). Lors du jeûne tertiaire (au-delà de la troisième semaine), on assiste à des réajustements fonctionnels entre organes rénovés. Ce stade apparaît bien plus rapidement au cours des jeûnes d’adolescents ou d’adultes que lors de ceux de personnes âgées dont la vitalité est réduite.
2. Les jeûnes successifs
Le moyen le plus aisé d’accéder à cette phase ultime du jeûne tertiaire, est de pratiquer les jeûnes successifs. En effet, si on ne dispose pas du temps nécessaire pour mener à terme un jeûne long ou si les possibilités physiques ou psychiques ne le permettent pas, il est possible d’effectuer d’abord un premier jeûne de quelques jours, puis de se nourrir durant un ou deux mois avant de recommencer à jeûner: il s’agit de jeûnes successifs. Dans ces conditions, le premier jour du second jeûne s’additionne au dernier jour du jeûne précédent. Ainsi, si l’on a jeûné quatre jours une première fois, le premier jour du second jeûne pourra être considéré comme le cinquième jour de l’ensemble et ainsi de suite.
Ces jeûnes successifs permettent d’accéder rapidement au stade du jeûne secondaire, puis du jeûne tertiaire. De plus, ils permettent à l’organisme de se recharger entre deux jeûnes, en sels minéraux, oligoéléments, vitamines, acides aminés, sucre, acides gras essentiels, de sorte que chaque journée nouvelle de jeûne sera plus efficace que celle accomplie à la fin d’un jeûne unique prolongé. Par ailleurs, cette manière de procéder n’oblige plus à «pousser» inconsidérément la longueur des jeûnes entrepris puisque l’on sait que le travail fait en cours de jeûne est comptabilisé et qu’il sera possible de reprendre ultérieurement ce qui a été inachevé.
On sort plus aisément d’un jeûne de courte durée, cette méthode des jeûnes successifs apparaît donc plus accessible à ceux qui n’auraient pas la capacité de jeûner longuement. Parfois, elle est la seule possible et les résultats obtenus sont remarquables.
Comptabiliser de nombreux jours de jeûne en pleine sécurité est une sensation fort appréciable. Mais pendant combien de temps doit-on s’alimenter entre deux périodes de jeûne ? Deux mois semblent être une bonne durée. Cela permet au corps de reprendre son poids, de recouvrer son énergie et de se recharger en éléments nutritifs essentiels. Que se passe-t-il si cette durée est prolongée ? En fait, on constate que les bienfaits du premier jeûne s’estompent, de sorte que les jours de jeûne de l’expérience suivante ne s’additionnent plus exactement à ceux de la précédente. Quelques jours du second jeûne sont utilisés pour rejeter les toxines accumulées entre les deux séquences de jeûne. Ainsi, après un an d’intervalle, les journées de jeûne ne s’additionnent plus, le compteur repart pratiquement à zéro.
Il est courant que l’effet d’un jeûne ne dure qu’un certain temps. Cela dépend du degré initial d’intoxication et aussi de la manière de vivre à l’issue du jeûne. C’est pourquoi il est conseillé d’effectuer une période de détoxination à intervalles plus ou moins rapprochés. Une vie saine, une alimentation équilibrée, de l’exercice physique approprié, la pratique d’un mental positif favorisent un bon état de santé. Le cheminement vers la santé est constant, il nécessite une attention soutenue pour se maintenir dans un état de détoxination satisfaisant. Ainsi, par la pratique des jeûnes successifs, il est possible de maintenir ou de recouvrer un bon état de santé.
