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Les bains Salmanoff

écrit par Tiffany Coune

Un bon bain chaud quel délice. C’est un plaisir que l’on s’accorde souvent lorsque les températures baissent dehors et que l’on a besoin de réconfort et de détente.
Se plonger dans une baignoire d’eau chaude c’est un petit peu comme revenir à la source, au tout début de notre existence, baignant dans la chaleur de la matrice maternelle.
 
L’ensemble de la peau va être en contact avec la chaleur de l’eau. L’épiderme capte les informations contenue dans cette eau. On peut y adjoindre des huiles essentielles, des sels etc… 
 
Plus l’eau est chaude, plus elle va ouvrir les pores de la peau permettant à l’eau et ce qu’elle contient de se diffuser dans notre organisme. 
Au début du XXème sciècle, Salmanoff, un médecin russe, s’est intéressé aux bains chauds et leur capacité d’agir sur le corps au niveau microscopique. 
 
Dans l’infiniment petit de nos réseaux se trouvent les vaisseaux capillaires. Ce sont de fins tuyaux (dix fois plus fins qu’un cheveux) qui transportent 80% de notre sang ainsi que les nutriments nécessaires au fonctionnement de nos cellules.
 
Avec l’âge, ils peuvent perdre en efficacité en se bouchant ou en se détériorant.
Observant cela Salmanoff a développé une méthode pour activer et dilater ces vaisseaux. 
 
Pour une personne en bonne santé il recommande de se faire couler un bain très chaud : on essaie d’arriver progressivement à 39/40°.
Attention de protéger les parties génitales avec une huile neutre avant de de s’immerger. Cela peut être irritant pour les muqueuses.
 
On va y verser deux solutions à 50/50 (appelées bain jaune et bain blanc). 
Ces solutions à base de ricinate de soude  et d’un mélange naturel d’essence d’arbres et plantes (notamment la térébenthine de pin) qui vont agir comme un « déboucheur » de ces fameux capillaires.
Il est possible d’acheter ces solutions sur internet, par exemple ici.
 
Au delà de sont effet relaxant sur nos muscles, sur notre mental qui s’apaise, c’est une belle detox qui va stimuler tout notre organisme et mettre en route cette « médecine des capillaires ».
 
Après le bain on prévoit de se glisser sous la couette pour que le corps continue à transpirer encore un peu et évacuer les toxines. Cela permet aussi que la température corporelle revienne doucement à la normale.
 
Un bain Salmanoff deux à trois fois par semaine permet de joindre l’utile à l’agréable.
 
Pour en savoir plus, Michel Dogna et Anne-Françoise L’Hôte ont coécrit « L’hydrothérapie chez soi » qui nous donne des outils naturels pour prendre soin de nos capillaires. Ils partagent la conviction du docteur Salmanoff que c’est en chouchoutant la base que l’on évite des désagréments futurs.
 

Le jeûne et le coeur

 

écrit par Tiffany Coune

Extrait de Désiré Mérien, Prévenir les troubles cardiaques grâce à l’alimentation, au jeûne et à la biorespiration. Editions Grancher, 2018

 
Le jeûne agit en renouvelant les vaisseaux et les tissus cardiaques.


Les personnes qui présentent une hypertension artérielle, peuvent espérer la voir régresser durant le jeûne. Elle pourra même se normaliser ultérieurement à l’aide d’un régime alimentaire adapté et un mode de vie satisfaisants.

En rénovant l’ensemble des vaisseaux, le jeûne favorise la circulation sanguine et les échanges avec les cellules, ce qui accélère leur désintoxication. Il est également utile pour lutter contre certains troubles liés au cœur : les céphalées (maux de tête), vertiges, confusions mentales, flatulence digestive, diminution de l’activité sexuelle, hypotension,..

Durant le jeûne, le muscle cardiaque est protégé. Son volume demeure pratiquement invariable.
Il se repose aussi parce qu’il est moins sollicité par l’activité digestive.

Cependant si l’élimination s’accentue au début du jeûne, le rythme cardiaque peut s’accroître, mais il régressera lorsque l’élimination deviendra moindre. Le pouls diminue, parfois jusqu’à au-dessous de 40 battement par minute.
Les palpitations sont parfois observées, c’est dû à la présence de gaz qui compresse les organes digestifs. Ce phénomène est observable surtout chez les nerveux, c’est-à-dire ceux qui renferment des tensions corporelles intenses.

Un bon moyen de réduire cette situation et de pratiquer la bio-respiration. Nous en parlerons dans un autre article de blog bientôt.

Les signaux d’alarme du cœur
1.les souffles. C’est un bruit supplémentaire et anormal entendu lors de la consultation cardiaque
2. les palpitations : contractions du cœur qui s’accélère
3. l’œdème
Ce sont des enflures à proximité des des chevilles. Certains ne sont pas observables, mais on constatera une augmentation de poids
 4. les douleurs cardiaques
 5. la tension
L’hypertension artérielle, c’est la pression exercée sur les gros vaisseaux au moment où le cœur éjecte le sang vers le reste de l’organisme. Plus la tension est basse et meilleures sont les possibilités de rester en bonne santé à long terme.
 
La tension artérielle est fluctuante. Elle est par exemple plus élevée pendant l’effort, car le cœur doit pomper plus rapidement. À l’inverse, quand on dort ou que l’on se repose, la tension artérielle est plus basse. Parfois le seul fait d’être stressé peut influencer le résultat des mesures. C’est pourquoi il est essentiel d’être tout à fait détenu au moment de la prise de tension.
Ne devrait pas dépasser 140/90 ou 160/90 Mm Hg.
 
L’hypertension accompagne l’accroissement de l’âge. Certaines personnes présentent une tension artérielle fortement diminuée par rapport à sa valeur moyenne. Il s’agit de l’hypotension, qui peut générer des vertiges en stations verticales. Mais le problème, c’est qu’on peut difficilement sentir sa tension.
L’hypertension est donc souvent non repérée est non diagnostiquée. Parfois, une douleur au niveau du thorax ou un état d’essoufflement, même couché, va nous faire consulter.
 
L’hypertension peut provoquer certains problèmes.
1. Les vaisseaux sanguins peuvent s’endommagées
2. L’artère devient trop étroite et un caillot de sang vient obstruer le vaisseau, c’est la thrombose
3. Quand on a un taux de cholestérol important, on peut boucher les artères
4. Avec le diabète sucré, les artères se rétrécissent.
5. Autres facteurs de risques possible, le tabac, le stress, manque d’exercices, alimentation excessive,…
Si les artères rétrécissent, le sang ne peut plus être apporté au cerveau.
Cela peut créer une douleur au niveau du thorax, quand on monte une côte par exemple, c’est l’angine de poitrine. D’autres problèmes peuvent survenir quand les artères rétrécissent ou deviennent moins élastiques à cause de l’hypertension.
Enfin, l’obstruction totale de l’artère par un caillot, peut entraîner la mort de la partie du cerveau irrigué par cette artère, c’est l’AVC.
 
L’hypertension artérielle a plusieurs origines notamment l’hérédité, la mauvaise alimentation, le diabète, la surcharge pondérale, le manque d’exercice physique,…
Certains éléments ethniques jouent un rôle. Par exemple les personnes d’origine africaine ont des tendances à l’hypertension.
 

Malgré tout le style de vie reste prépondérant : les personnes qui vivent dans un pays de type occidental où règne l’abondance auront plus tendance à souffrir d’hypertension que ceux qui vivent dans des pays pauvres.
L’excès de confort apporté par la civilisation moderne affaiblit le fonctionnement cardiaque.

La consommation de sel est un facteur aggravant de l’hypertension…et le poids : lorsque l’on grossit, les kilogrammes constituent un facteur de prédiction de l’augmentation de la tension artérielle.
 

Pareil pour l’alcool qui nécessite un effort accru de la pompe cardiaque, il en va de même pour les alcaloïdes comme la caféine du café ou la théine du thé.

L’alimentation a un effet sur les pulsations cardiaques. Par exemple lorsque l’homme mange des sucres des céréales cela demande un gros travail aux organes digestifs et les pulsations cardiaques s’élèvent. Consommer des céréales demande plus de travail au cœur que consommer des fruits et des légumes. Les produits chimiques transformés vont élever les pulsations cardiaques.
 
Durant le jeûne, on constate l’augmentation des pulsations cardiaques qui correspond en général à une perte de poids et une accentuation de l’élimination des toxines.
Cela peut produire des tachycardies et parfois également des maux de tête ou des nausées.
Si cela dure plus de 2 jours, il faudra rétrograder le jeûne.
 
Cependant, par paliers et encadré, le jeûne permet de régénérer la fonction cardiaque et donc de résorber plus ou moins certains troubles du cœur.
Bien sûr en cas de situation irréversible, il ne faut pas espérer de miracle la nature ne guérit que ce qui peut l’être?
 
De manière générale, le jeûne est bénéfique pour le système cardiovasculaire, mais si détérioration intense il y a, il est envisageable et de commencer par des régimes restrictifs avant de partir en jeune hydrique proprement dit.
 
Pour finir, n’oublions pas l’interaction entre l’esprit et le corps. En pratique, les personnes qui ne dominent pas leurs émotions mettent leur cœur à rude épreuve et risquent d’induire des troubles fonctionnels.
La fibre cardiaque est sensible aux émotions. Mieux que les produits médicamenteux tranquillisants neuroleptiques ou psychotropes, la réponse basique réside dans la prise de conscience de soi et de nos possibilités à évoluer. Dans cette optique, offrir des sentiments positifs est la meilleure réponse, l’égoïsme tue l’amour vivifie.
Partager la pression de situations difficiles qui sont à l’origine des émotions fortes permet de s’approcher de l’apaisement. Il est souhaitable que chacun puisse communiquer avec un ou plusieurs êtres humains au sujet de ces situations importantes.
Un havre de paix est indispensable à la santé du cœur qui nous concerne ici. Mais, plus généralement, à la santé de l’organisme tout entier.
 
Derniers conseils de Désiré Mérien : toucher directement le sol pied nus à la belle saison, utiliser les plantes (jardinage) comme transmetteurs des ondes cosmiques ou telluriques, les bains d’air et d’eau avec des températures raisonnables, la marche pour générer une oxygénation optimale.
 

 

Jeûne primaire, jeûne secondaire & jeûne tertiaire

Les jeûnes successifs

écrit par Alain Caneel

Extrait de Désiré Mérien, Le jeûne – Santé et longévité grâce à la détoxination cellulaire, Editions Grancher, 2016, p. 63-66 & 88

1. Jeûne primaire, jeûne secondaire & jeûne tertiaire

 

Le jeûne primaire s’étale généralement durant la première semaine du jeûne. Son effet est de nettoyer la toxémie primaire située dans les cellules, la lymphe et le sang.

 

Il se traduit par des malaises divers répartis dans l’organisme: céphalées, nausées, vertiges, douleurs. Généralement, les symptômes du jeûne primaire ne sont guère appréciés car ils correspondent à un changement du ressenti corporel avec apparition de symptômes divers. La méthode des paliers alimentaires, si elle est bien suivie, permet de faire apparaître progressivement ces symptômes.

 

Par contre, une personne fortement intoxiquée qui se lance rapidement en jeûne hydrique risque de connaître des moments difficiles à supporter, notamment les trois premiers jours. En fait, cela l’est surtout lorsque les paliers d’entrée de jeûne ne sont pas respectés. Ce jeûne primaire est vraiment important pour les personnes qui vivent continuellement dans l’inconfort des symptômes douloureux. C’est lui qui leur permettra d’accéder à un relatif confort de santé.

 

Le jeûne secondaire suit généralement au cours de la seconde semaine de jeûne, mais peut également se mettre en place un peu plus tôt ou un peu plus tard. Ce second type de jeûne affecte principalement les organes. C’est alors que l’on ressent une douleur vive dans tel ou tel organe: diffuse dans la région rénale ou vive au niveau du foie. Nous prenons ainsi conscience parfois d’organes dont nous ignorions l’existence, dans le silence habituel de leur fonctionnement. C’est pourquoi nous appelons ce type de jeûne: jeûne organique. Peu à peu les douleurs vives ou latentes disparaissent, on passe alors au jeûne tertiaire.

 

Le jeûne tertiaire dure aussi une semaine ou plus dans certains cas. Les douleurs du jeûne secondaire n’existent plus ou sont réduites. Il se passe maintenant un «travail» particulier à l’intérieur de l’organisme. Les différents organes rénovés cherchent à nouer le contact entre eux, pour se compléter harmonieusement dans leurs activités. C’est la phase sympathique du jeûne où l’on ressent le bien-être se créer, jour après jour. C’est ce type de jeûne qui permet d’aller vers la phase terminale de l’extase de fin de jeûne qui se traduit par un état euphorique dès le réveil. L’énergie est disponible physiquement ou intellectuellement. Les émotions sont heureuses, la vie semble belle et revêt une forme d’insouciance propre à la jeunesse. Cet état heureux peut perdurer si on fait attention à équilibrer ses activités et son repos, ainsi qu’en observant des menus alimentaires simples mais variés tenant compte des associations alimentaires compatibles.

 

[…]

 

Au cours du jeûne primaire (sur la première semaine de jeûne), ce sont les toxines ambulantes situées dans les cellules et le milieu interne (lymphe et sang) qui sont prioritairement éliminées. Ensuite survient le jeûne secondaire (deuxième et troisième semaines du jeûne) qui favorise la rénovation des organes et prioritairement celle des organes excréteurs (foie, reins, poumons, peau, intestins). Lors du jeûne tertiaire (au-delà de la troisième semaine), on assiste à des réajustements fonctionnels entre organes rénovés. Ce stade apparaît bien plus rapidement au cours des jeûnes d’adolescents ou d’adultes que lors de ceux de personnes âgées dont la vitalité est réduite.

 

2. Les jeûnes successifs

 

Le moyen le plus aisé d’accéder à cette phase ultime du jeûne tertiaire, est de pratiquer les jeûnes successifs. En effet, si on ne dispose pas du temps nécessaire pour mener à terme un jeûne long ou si les possibilités physiques ou psychiques ne le permettent pas, il est possible d’effectuer d’abord un premier jeûne de quelques jours, puis de se nourrir durant un ou deux mois avant de recommencer à jeûner: il s’agit de jeûnes successifs. Dans ces conditions, le premier jour du second jeûne s’additionne au dernier jour du jeûne précédent. Ainsi, si l’on a jeûné quatre jours une première fois, le premier jour du second jeûne pourra être considéré comme le cinquième jour de l’ensemble et ainsi de suite.

 

Ces jeûnes successifs permettent d’accéder rapidement au stade du jeûne secondaire, puis du jeûne tertiaire. De plus, ils permettent à l’organisme de se recharger entre deux jeûnes, en sels minéraux, oligoéléments, vitamines, acides aminés, sucre, acides gras essentiels, de sorte que chaque journée nouvelle de jeûne sera plus efficace que celle accomplie à la fin d’un jeûne unique prolongé. Par ailleurs, cette manière de procéder n’oblige plus à «pousser» inconsidérément la longueur des jeûnes entrepris puisque l’on sait que le travail fait en cours de jeûne est comptabilisé et qu’il sera possible de reprendre ultérieurement ce qui a été inachevé.

 

On sort plus aisément d’un jeûne de courte durée, cette méthode des jeûnes successifs apparaît donc plus accessible à ceux qui n’auraient pas la capacité de jeûner longuement. Parfois, elle est la seule possible et les résultats obtenus sont remarquables.

 

Comptabiliser de nombreux jours de jeûne en pleine sécurité est une sensation fort appréciable. Mais pendant combien de temps doit-on s’alimenter entre deux périodes de jeûne ? Deux mois semblent être une bonne durée. Cela permet au corps de reprendre son poids, de recouvrer son énergie et de se recharger en éléments nutritifs essentiels. Que se passe-t-il si cette durée est prolongée ? En fait, on constate que les bienfaits du premier jeûne s’estompent, de sorte que les jours de jeûne de l’expérience suivante ne s’additionnent plus exactement à ceux de la précédente. Quelques jours du second jeûne sont utilisés pour rejeter les toxines accumulées entre les deux séquences de jeûne. Ainsi, après un an d’intervalle, les journées de jeûne ne s’additionnent plus, le compteur repart pratiquement à zéro.

 

Il est courant que l’effet d’un jeûne ne dure qu’un certain temps. Cela dépend du degré initial d’intoxication et aussi de la manière de vivre à l’issue du jeûne. C’est pourquoi il est conseillé d’effectuer une période de détoxination à intervalles plus ou moins rapprochés. Une vie saine, une alimentation équilibrée, de l’exercice physique approprié, la pratique d’un mental positif favorisent un bon état de santé. Le cheminement vers la santé est constant, il nécessite une attention soutenue pour se maintenir dans un état de détoxination satisfaisant. Ainsi, par la pratique des jeûnes successifs, il est possible de maintenir ou de recouvrer un bon état de santé.